Depuis l’année 2019, l’Algérie n’importe que 20% en semence de pomme de terre, le reste est produit localement avec des moyens entièrement algériens. Actuellement, les importations sont de l’ordre de 120 000 tonnes, l’équivalent de 80 millions d’euros. Ces importations diminueront en 2020, et l’année 2022 sera consacrée au commerce extérieur et à l’exportation vers trois pays africains.
Couvrir l’intégralité des besoins nationaux en semences de pomme de terre, mettre fin aux importations et dégager un excédent de production qui sera destiné à l’exportation, tels ont été les éléments qui ont marqué la conférence de presse qui s’est tenue le mercredi 22 janvier 2020, au siège du Groupe de valorisation des produits agricoles (Gvapro) sur « les semences de pomme de terre ».
C’est le P-dg de Gvapro, Belhanini Mustapha, qui l’a affirmé, à l’occasion des préparatifs de l’inauguration, lundi, de l’extension du labo in vitro de Guellal (Sétif), qui couvre actuellement les besoins nationaux en tubercules de type « G1 ». « La stratégie adoptée en 2017 grâce à la subvention du ministère de l’Agriculture a atteint ses objectifs », a-t-il fait savoir. Grâce à ces efforts, l’orateur a indiqué que l’Algérie a réalisé un excédent de production de pomme de terre passant de 2 millions de tonnes à 6 millions de tonnes, avec la production de 1,5 million tonnes de semences. Ajoutant que « nous disposons de tout le savoir-faire pour produire toutes les variétés de pomme de terre », puisque l’Algérie est parvenue à produire les quatre variétés de tubercule. A ce sujet, il a annoncé que l’Algérie produit pour la première fois la semence de qualité supérieure « SE ».
Intervenant sur la stabilité des prix de la pomme de terre sur le marché national, Belhanini Mustapha a indiqué que les structures du secteur disposent de capacités de stockage suffisantes à même d’intervenir sur la réglementation des prix et lutter contre l’implication des intermédiaires. «Ce sont aussi des mécanismes mis en place afin de préserver les agriculteurs», a-t-il également fait savoir. A titre d’exemple, les quantités stockées durant la saison actuelle serviront à alimenter le marché national au cours des mois de mars, avril et mai prochains.
Évoquant les perspectives futures du secteur de l’agriculture, le P-dg de Gvapro, s’appuyant sur la qualité des compétences nationales, a annoncé que le secteur est appelé à se lancer à l’avenir dans la recherche-développement grâce à l’implication de l’université et la mise en place d’unités de recherche sur les variétés de pomme de terre, dans le but de parvenir à produire des variétés algériennes.
Plus loin encore, il dira que du moment que les compétences nationales sont parvenues à la maîtrise du savoir-faire dans le domaine des semences, l’Algérie se lancera dans la culture bio et de la production de la semence de pomme de terre bio à long terme.